Lundi 12 janvier 2009
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Olivier
Henno (maire de Saint-André et premier vice-président de Lille Métropole) et Jean-
Marie Vanlerenberghe (maire d'Arras et président de la communauté urbaine d'Arras) s'expriment dans les Echos à propos du plan de relance.
Quelques extraits :
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N'en déplaise à Alain Minc, ce sont les personnes les plus modestes qui vont être touchées par cette crise. La
France « qui se lève tôt » va durement souffrir de la récession économique
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Les travailleurs pauvres, et notamment les intérimaires, sont les premières victimes des plans sociaux. Raison de
plus pour que l'Etat intervienne en faveur du pouvoir d'achat des plus modestes, non seulement pour éviter que l'économie tourne au ralenti, mais aussi et surtout pour des raisons élémentaires
de justice et de solidarité.
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L'impact de cette crise sera dramatique sur le plan social mais aussi sur le plan territorial.
Elle va en effet frapper les régions les plus pauvres comme le Nord-Pas-de-Calais, car les secteurs en grave récession économique, le bâtiment et l'automobile, sont des industries de
main-d'oeuvre.
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A elle seule, la crise de l'industrie automobile va engendrer une véritable fracture territoriale. Cette
industrie, qui fut l'outil de la reconversion industrielle des années 1970 et 1980, ... représente 55.000 emplois directs, plus de 20 % de l'économie régionale globale, et beaucoup plus encore
dans certains territoires comme le Douaisis, le Valenciennois ou l'Avesnois.
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A cette crise de l'industrie automobile s'ajoutent aussi la crise de la VPC (La Redoute, Les 3 Suisses) avec
encore plusieurs milliers d'emplois en danger, et, comme dans toutes les régions, la crise du bâtiment, industrie de main-d'oeuvre. Il y a donc urgence à agir, à exiger de l'Etat des
mesures en faveur des régions qui vont être sinistrées. Une discrimination positive en faveur des territoires plus impactés par la crise se justifiait et s'imposait. Malheureusement,
il n'en est rien : la solidarité territoriale est la grande oubliée du plan de relance.
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En d'autres temps, les élus auraient hurlé pour exiger un plan de l'Etat pour mener cette deuxième bataille de la
reconversion industrielle. Aujourd'hui, ils sont étrangement silencieux. Le silence des parlementaires UMP n'est pas en soi surprenant. Leurs propos et actions sont motivés par
le seul soutien au président de la République.
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La timidité des parlementaires PS est plus surprenante. Est-ce un phénomène psychologique ? Ceux
qui ont mené la bataille de la première reconversion industrielle ont-ils encore assez d'énergie pour mener ce nouveau combat pour une solidarité territoriale ? Ou alors est-ce tout simplement
une anesthésie qui résulte des combats internes du congrès de Reims ? Quelles que soient les raisons de ce silence des élus, bonnes ou mauvaises, nous pensons qu'il est urgent de le rompre.
C'est pourquoi nous prenons délibérément l'initiative de demander un volet territorial du plan de relance en faveur des régions qui seront les plus lourdement frappées par la
crise.
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