Xu, Clark, Forster, Erickson et leurs collègues (2009) viennent de
publier la description d'un nouveau théropode(datant d'environ 160 millions d'années) faisant partie du clade des Ceratosauria et provenant de l'Oxfordien
(base du Jurassique supérieur) de la Formation de Shishugou située dans la partie occidentale de la Chine.
Echelle des temps géologiques On considère que les théropodes avaient un ancêtre
commun à cinq doigts et qu’ils en ont perdu deux au cours de l’évolution. Il leur resterait les doigts numéro 1, 2 et 3. Or l’étude du développement embryonnaire des oiseaux suggère que leurs
ailes sont formées à partir des doigts 2, 3 et 4. Réconcilier ces deux hypothèses est un problème.Les doigts les plus développés des théropodes correspondent en effet au pouce, à l'index et au
majeur tandis que chez les embryons d'oiseaux, les cinq doigts commencent à se former, mais ceux qui se développent pour donner les ailes sont l'index, le majeur et l'annulaire.Certains
paléontologues en avaient conclu qu'il était impossible que les ailes des oiseaux se soient développées à partir des mains des théropodes. Mais chez Limusaurus inextricabilis, le pouce est très
réduit, tandis que l'index, le majeur et l'annulaire sont très développés.Selon le professeur Xu, de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Pékin, ce cératosaure
pourrait donc représenter une étape intermédiaire de l'évolution entre les dinosaures et les premiers oiseaux. Se distinguant des autres théropodes, la patte avant du Limusaurus
inextricabilis possède un petit doigt n°1, déjà très réduit, en plus des n°2, 3 et 4. Si ce cas n’est pas un accident de l’évolution, il signifierait que les doigts restants des théropodes
sont en fait les n° 2, 3 et 4, comme les oiseaux.
nouveau membre : la République Tchèque. C’est le résultat de 10 ans de coopération. La République Tchèque entame maintenant
la procédure de ratification de l’adhésion à l’ESA par son Parlement. Le pays deviendra le 1er de l’ex bloc de l’Est à devenir membre de plein droit de l’ESA. L’agence spatiale s’ouvre ainsi à de
nouveaux pays, membres de l’union Européenne.
Le Conseil de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a décidé unanimement d'accepter l'entrée de la République tchèque en son sein. La République tchèque est ainsi le premier pays de l'ex-bloc de
l'Est à être admis comme membre de plein droit dans cette organisation internationale. Cette adhésion est le résultat des relations de plus de 10 ans avec l'ESA. En effet, c'est en 1996 qu'a été
conclu le premier accord de coopération entre la République tchèque et l'ESA.
La République tchèque vient d'achever
avec succès un programme de 4 ans, dans le cadre du Plan for European Cooperating States (PECS) destiné à préparer la pleine adhésion des nouveaux pays européens. Le programme était constitué de
27 projets d'une valeur de 8,5 millions euros. Suite au vote positif intervenu lors du Conseil de l'ESA, la République tchèque doit attendre, avant de faire officiellement son entrée dans
l'Agence, la ratification du projet d'adhésion par le parlement tchèque.
Les programmes de l'ESA représentent pour les organisations tchèques des domaines industriel et scientifique des opportunités intéressantes de s'associer à la coopération internationale dans les
domaines de la recherche aérospatiale, des télécommunications et de la navigation par satellite, et de la technologie spatiale. L'adhésion tchèque à l'ESA ne peut qu'améliorer la compétitivité
des instituts de recherche et de l'industrie tchèques. Elle contribue à leur mise en valeur à l'échelle internationale.
Agence Spatiale
tchèque
Agence Spatiale
Européenne
SLR Jeunes Chercheurs, (http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/) a constitué en juin 2005 un groupe de travail
"docteurs et haute fonction publique" en collaboration avec l'ANDèS et la CJC pour explorer une piste mentionnée dans le rapport des états généraux.Ce groupe a publié en février 2006 un premier
rapport consacré plus particulièrement à l'ENA (disponible sur le site de SLR-JC: http://slr-jc.jeunes-chercheurs.org/ - http://slr-jc.jeunes-chercheurs.org/RapportENA.html).
Intervention de Bertrand Monthubert, lors de la Présentation de la contribution "Combattre et proposer" sur le thème "Sauvons la
Recherche".Le samedi 28 juin 2008, à la Maison de la Chimie (Paris 7è)
Lisez cette pétition :
http://blog.msh-paris.fr
Signez cette pétition : http://www.msh-paris.fr/questionnaire/index.phpsid=72787&newtest=Y
PARIS (AFP) - Le conseil d'administration du CNRS, que la mobilisation des chercheurs avait empêché de se tenir le 19 juin, a adopté mardi matin un projet de réforme amendé, qui
entérine le principe d'une structuration en instituts disciplinaires chargés d'encadrer les laboratoires.
Le Centre national de la recherche scientifique est actuellement organisé autour de six départements scientifiques, qui regroupent souvent plusieurs disciplines, et deux instituts nationaux pour
la physique nucléaire et les sciences de l'univers.Le "Plan stratégique Horizon 2020" adopté mardi affirme que "toutes les disciplines actuellement représentées au CNRS ont vocation à y rester et
à se structurer en Instituts", selon un communiqué du CNRS.il doit redéfinir les relations entre le plus gros organisme de recherche français et les universités qui deviendront autonomes, et
renforcer "la dimension pluridisciplinaire au niveau de la direction générale", selon ce communiqué.Le périmètre et l'organisation des instituts seront précisés dans un contrat qui sera signé
avec l'Etat d'ici la fin de l'année."Le plan a été adopté par 18 voix contre 6", a déclaré à l'AFP Daniel Steinmetz, représentant du personnel CGT au conseil d'administration. Les 4 représentants
du personnel et 2 des syndicats au niveau national ont voté contre.
La ministre de la recherche Valérie Pécresse s'est aussitôt félicitée de l'adoption d'une réforme "qui prend acte de la structuration en instituts disciplinaires, qui était attendue et qui est nécessaire".
La restructuration du CNRS complète la réforme de la recherche en France, après l'adoption l'été dernier de la loi LRU sur l'autonomie des universités,
que la mobilisation étudiante à l'automne n'est pas parvenue à faire capoter, et la réorganisation en huit instituts de l'Inserm (recherche médicale), entérinée fin mars.Après le revers essuyé le
19 juin, Valérie Pécresse avait assuré la semaine dernière au conseil scientifique du CNRS que l'intégrité de l'organisme serait maintenue.Les chercheurs s'étaient notamment inquiétés de l'avenir
des sciences du vivant et de l'informatique au sein du CNRS, alors que la ministre avait envisagé que ces domaines soient coordonnés par l'Inserm et l'Institut National de Recherche en
Informatique et en Automatique (Inria).
"Dans les domaines que sont les sciences du vivant et l'informatique, le plan acte qu'il y aura une coordination au plan national", a déclaré Mme Pécresse à l'AFP.Le président de Sauvons La
Recherche Alain Trautmann a estimé que le gouvernement avait remporté "une petite victoire tactique" mais qu'"il est indéniable qu'il y avait des reculs" par rapport à la première mouture du
projet qui visait "à démanteler le CNRS".Il a appelé les chercheurs à rester mobilisés, notamment sur la question du budget et des postes, ainsi qu'à l'occasion de la définition du périmètre et
de l'organisation de chaque institut.Entre 100 et 150 chercheurs étaient présents mardi matin dans la cour du siège du CNRS à Paris pour protester contre l'adoption du plan.Une délégation
syndicale a été reçue par le conseil d'administration auquel elle a remis une déclaration.La réforme "répond à la mise en place d'une politique de recherche sur projets dont la première
conséquence est la montée de la précarité des emplois" indique ce texte signé notamment par des représentants du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU), du SNTRS-CGT et de
l'association Sauvons La Recherche.
Madame la présidente, mesdames et
messieurs les administrateurs,
A la suite de la forte mobilisation du 19 juin de la communauté scientifique et universitaire et du blocage du Conseil d’administration, les organisations syndicales et les associations de la recherche et de l’université, reçues le 26 juin 2008, ont obtenu de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche l’arrêt, dans l’immédiat, du démantèlement du CNRS et la possibilité d’une nouvelle rédaction du plan stratégique « Horizon 2020 ».
Jusque là le plan stratégique, qui avait fait l’objet de nombreuses concertation dans les instances représentatives du CNRS et dans toutes leurs réunions de travail préparatoires, avait subit les interventions systématiques du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sous la pression d’un chantage budgétaire.
Le texte qui vous est présenté aujourd’hui prend en considération le maintien de toutes les disciplines au CNRS à égalité de traitement, la responsabilité entière de la direction de l’organisme dans la création de toute nouvelle structure et la répartition de leurs moyens, la constitution de conseils scientifiques composés pour partie d’élus, la mission de coordination avec des établissements partenaires du même champ disciplinaire. Toutefois nous dénonçons la précipitation avec laquelle le vote du Conseil d’administration est organisé sur un projet de texte porté à sa connaissance moins de deux jours à l’avance.
Ce schéma stratégique reste très imprécis sur le devenir des missions des départements scientifiques, notamment les relations avec le Comité national. Il prépare un découpage vertical des structure de recherche qui complique les relations pluridisciplinaires au niveau des laboratoires. Il répond à la mise en place d’une politique de recherche sur projets dont la première conséquence est la montée de la précarité des emplois. Il est inscrit dans le cadre d’une refonte complète des organismes et des universités qui vise à imposer une vision utilitariste de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Les menaces persistent. La réorganisation pratique du CNRS et les modalités des partenariats avec les autres organismes et les universités, prévue pour l’automne, ne saurait être adoptée dans l’urgence. Cette réorganisation devra être négociée avec les organisations syndicales représentatives et soumise aux instances statutaires (Conseil scientifique et Comité technique paritaire) du CNRS avant d’être votée par le Conseil d’administration de l’organisme.
La contrat d’objectifs et de moyens, prévu pour la fin de l’année, doit faire rapidement l’objet de concertations, car les problèmes de l’ensemble de la recherche, comme ceux de l’enseignement supérieur, ne peuvent trouver de solution sans moyens budgétaires. Or nous savons que la ministre a refusé de s’engager sur des créations d’emploi de titulaires et même sur le renouvellement des emplois actuels. Elle continue à réduire les possibilités de mise en oeuvre d’une stratégie scientifique indépendante du pouvoir politique, notamment en privilégiant le financement par projets de l’ANR.
Les prochaines concertations devront prendre en compte la nécessité absolue de restaurer l’attractivité des métiers de la recherche. Pour cela il est indispensable de revaloriser les carrières et les rémunérations et de réduire la précarité en développant des emplois titulaires.
Nous resterons vigilants.
Délégation :
Jean-Luc Mazet (SNCS-FSU), Olivier Sandre (SGEN-CFDT-Recherche-EPST), Michelle Lauton (SNESUP-FSU), Bernard Jacq et Isabelle This (SLR), Laurence Giavarini (SLU), Sophie Binet (UNEF)