Mercredi 11 février 2009 - Le capitaine Patrice Sonzogni est chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Médaille
Militaire, d’une citation à l’ordre de l’armée avec attribution de la croix de guerre des TOE avec étoile de vermeil, d’une citation avec attribution de la croix de la valeur militaire, de la
croix du combattant, de la médaille outre-mer agrafe Moyen-Orient, RCA, Congo, de la médaille d’or de la défense nationale agrafes TAP/MAE, de la médaille Commémorative EX YOUGOSLAVIE, de la
médaille commémorative de la mission de l’union européenne « CONCORDIA », de la médaille OTAN non ART 5, du titre de reconnaissance de la nation, de la médaille de la libération du KOWEIT.Le
parcours du capitaine Patrice Sonzogni 46 ans,qui était originaire de Montbéliard avait passé une grande partie de sa jeunesse en Alsace,a été tué le 11 février lors d’une attaque
d’insurgés en Afghanistan, aura été exemplaire. Engagé en qualité de sous-officier à l’âge de 21 ans, il gravit tous les échelons avant de réussir le concours des majors. En 2001, il accède à
l’épaulette, puis il est promu au grade de capitaine en juillet 2005. De par sa conduite et
sa façon d’être, le capitaine Sonzogni était l’officier le plus décoré de son régiment. Selon différents témoignages, il était un homme “enthousiaste au caractère entier” qui commandait ses
hommes par l’exemple. Son expérience et ses qualités humaines firent de lui une référence pour les artilleurs du quartier Soult.
AFP -
L'attaque a eu lieu après l'explosion d'une mine artisanale. L'officier français, membre du 35e régiment parachutiste de Tarbes, patrouillait avec une section de l'armée afghane dont il assurait
la formation.

Le chef de l'État a réaffirmé dans un communiqué son "soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes", "condamné avec force cette violence aveugle et a exprimé la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au rétablissement de la paix en Afghanistan".Le ministre de la Défense Hervé Morin "s'incline avec émotion devant le sacrifice de cet officier et de son interprète morts au combat et s'associe pleinement à la douleur de leurs familles et de leurs proches", selon le communiqué du ministère.
Le 22 novembre 2008, un adjudant de 32 ans avait été tué par l'explosion d'une mine à une dizaine de kilomètres au sud de Kaboul. Il s'agissait du premier mort français en Afghanistan depuis l'embuscade d'Uzbeen, dans laquelle dix soldats avaient été tués le 18 août.
Le décès survenu mercredi porte à 25 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis l'arrivée des premiers d'entre eux en janvier 2002.