Monsieur le Maire d'Orléans Serge GROUARD , les Membres du Conseil Municipal,les associations A.C.P.G, C.A.T.M,
Le Comité Local du Souvenir Français invitent les "Orléanais" à assister à la cérémonie commémorative du 91ème anniversaire de l’armistice de la Première Guerre
Mondiale.
Mercredi 11 Novembre 2009 à 9h30.
Rassemblement Esplanade du Souvenir Français pour un dépôt de gerbes au Monument aux morts.
5hl5 du matin, les plénipotentiaires allemands acceptaient les conditions d'armistice du Maréchal Foch. Le 11 novembre 1918, à llh00, le "Cessez le Feu" sonnait sur tout le front
mettant un terme à quatre années d'une guerre effroyable. Les hommes envoyés au front acceptaient la perspective d'une mort ou d'une blessure quasi certaine sans connaître clairement les
objectifs stratégiques. Parce qu'elle a plongé des armées entières dans un paroxysme inouï de souffrance, le terrible conflit de 14-18 a changé la nature même de la guerre. La dureté
difficilement descriptible de la vie dans les tranchées conforte la sensation d'une page d'histoire épouvantable. Pour la signature de l'armistice le 11 novembre 1918,on utilisa la
voiture du Maréchal Foch fourni par la Société des Wagons-Lits.
Le jour du 11 novembre :
à 5h05 , la France et le nouveau gouvernement de la toute jeune république allemande sont d'accord sur le texte définitif de l'armistice. Au terme de cet accord du 11 novembre 1918, il est décidé
d'arrêter les hostilités le plus tôt
possible. Un télégramme , qui a été immédiatement envoyé sur tout le front par radio
et par message téléphoné aux commandants en chef à la date du 11 novembre 1918 stipule que :
"Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre à 11 heures, heure française" Dans le courant de la matinée du 11 novembre 1918, les différents documents sont remis aux
plénipotentiaires allemands. Leur train quitte, le jour même le garage de Rethondes à 11h30 pour Tergnier, où ils retrouveront leurs automobiles. Sur leur demande, toutes facilités ont été
données au capitaine allemand Geyer pour se rendre, le même jour (11 novembre 1918) en avion au grand-quartier-général allemand, porteur des textes et de la carte.
Voici ce qu'écrira Foch à propos du 11 novembre : "le 11 novembre à 11 heures, le feu était arrêté sur tout
le front des armées alliées. Un silence impressionnant succédait à cinquante-trois semaines de bataille. Les peuples pouvaient entrevoir le rétablissement de la paix dans le monde. Le lendemain
[du 11 novembre], j'adressais un ordre du jour de félicitations aux armées alliées".
The Last
Casualty envoyé par brest44. - Les grands événements de la vie de famille en vidéo.
Tirailleurs indochinois: recrutés dans
l'Indochine française, les tirailleurs indochinois furent recrutés au Laos au Tonkin/Vietnam, en Annam/Vietnam et au Cambodge à partir des années 1880. Leurs sous-officiers formèrent les cadres
des futures Armée cambodgienne, Armée laotienne et Armée de la République du Vietnam. De même, certains choisirent les rangs du Viet-Minh et du Pathet Lao. Il furent dissous en
1945.
L’élément déclencheur a été l’assassinat à Sarajevo, le 28 juin 1914, du prince héritier de l’Empire
austro-hongrois et de son épouse. Cet incident a impliqué des réactions diplomatiques en chaîne dues aux diverses alliances existant entre les pays européens.En avril 1917, les Etats-Unis en la personne de son Président, Woodrow Wilson, déclarent la guerre à l’Allemagne. Dès l’arrivée des troupes américaines en juillet 1918,
les alliés parviennent à contenir les attaques allemandes et même à progresser.Finalement, après quatre ans de lutte, l’Armistice est signé. Il sera
suivi, le 18 juin 1919, par la signature d’un traité de paix entre la France et ses alliés, et l’Allemagne: le «Traité de Versailles».
Annexe :
The last surviving veterans of the Great War 1914-1918. envoyé par Natashka1937 - 24 juillet 2009
La convention d'armistice du 11 novembre 1918
Conservée au département « Terre » du Service historique de la Défense, dépendant du ministère de la Défense, la convention est
un document de 13 pages, relié avec les textes des conventions du 13 décembre 1918, 19 janvier et 16 février 1919 prolongeant la durée de l’armistice. Elle est signée par
les six personnalités réunies à Rethondes. L’original en allemand a disparu. En voici des extraits.
Entre le maréchal Foch, commandant en chef les armées alliées stipulant au nom des puissances alliées et associées, assisté de l’amiral
Wemyss, First Sea Lord1, d’une part ;
Et M. le secrétaire d’État Erzberger2, président de la délégation allemande,
M. l’envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, comte von Obendorff3,
M. le général d’état-major von Winterfeld,
M. le capitaine de vaisseau Vanselow,
Munis de pouvoirs réguliers et agissant avec l’agrément du chancelier allemand, d’autre part,
il a été conclu un armistice aux conditions suivantes :
A) Conditions de l’armistice conclu avec l’Allemagne sur le front d’Occident
1. – Cessation des hostilités, sur terre et dans les airs, six heures après la signature de l’armistice.
2. – Évacuation immédiate des pays envahis : Belgique, France, Luxembourg, ainsi que l’Alsace-Lorraine, réglée de manière
à être réalisée dans un délai de quinze jours à dater de la signature de l’armistice. [...]
3. – Rapatriement, commençant immédiatement et devant être terminé dans un délai de quinze jours, de tous les habitants des pays
énumérés ci-dessus. [...]
4. – Abandon par les armées allemandes du matériel de guerre suivant, en bon état : 5 000 canons (dont
2 500 lourds et 2 500 de campagne), 25 000 mitrailleuses, 3 000 Minenwerfer4, 1 700 avions de chasse et de bombardement. [...]
5. – Évacuation des pays de la rive gauche du Rhin par les troupes allemandes. [...]
6. – Dans tous les territoires évacués par l’ennemi, toute évacuation des habitants sera interdite. Il ne sera apporté aucun dommage
ou préjudice à la personne ou à la propriété des habitants. Personne ne sera poursuivi pour délit de participation à des mesures de guerre antérieures à la signature de l’armistice. Il ne sera
fait aucune destruction d’aucune sorte. [...]
7. – Les voies et moyens de communication de toute nature, voies ferrées, voies navigables, routes, ponts, télégraphes, téléphones…
ne devront être l’objet d’aucune détérioration. Tout le personnel civil et militaire actuellement utilisé y sera maintenu. Il sera livré aux puissances
associées : 5 000 machines montées et 150 000 wagons en bon état de roulement et pourvus de tous rechanges et agrès nécessaires. [...] Il sera également livré
15 000 camions automobiles en bon état dans un délai de trente-six jours. [...]
8. – Le commandement allemand sera tenu de signaler dans un délai de quarante-huit heures après la signature de l’armistice toutes
les mines ou dispositifs à retard agencés sur les territoires évacués par les troupes allemandes et d’en faciliter la recherche et la destruction. [...]
F) Durée de l’armistice
34. – La durée de l’armistice est fixée à trente-six jours avec faculté de prolongation. Au cours de cette durée, l’armistice peut,
si les clauses ne sont pas exécutées, être dénoncé par l’une des parties contractantes, qui devra en donner le préavis quarante-huit heures à l’avance. […]
Pour assurer dans les meilleures conditions l’exécution de la présente convention, le principe d’une commission d’armistice internationale
permanente est admis. Cette commission fonctionnera sous la haute autorité du commandement en chef militaire et naval des armées alliées.
Le présent armistice a été signé le 11 novembre 1918, à cinq heures (heure française).
1 Rosslyn Erskine Wemyss (1864-1933), premier lord de l’Amirauté.
2 Matthias Erzberger (1875-1921), homme politique centriste.